Critique : Claude Farrère, l’Europe en Asie, 1939

Analyse politique et historique de la situation chinoise du dernier siècle (depuis la guerre de l’opium) par la plume française Claude Farrère.

L’opuscule présente certains intérêts. L’auteur connaît l’Asie, la vit, et l’aime. Il entretient, au Japon comme en Chine, des amitiés qui le mettent très au courant des enjeux. Par ailleurs, le petit texte est écrit peu avant l’invasion allemande de la Pologne, en juillet 1939…

Il faut reconnaître quelques fulgurances, mais aussi ses obsessions. Autant il souligne l’importance à l’époque très sous-estimée des marchands de canons, autant il insiste sur la bizarrerie du cerveau chinois, parce qu’il serait le seul peuple à avoir migré d’ouest en est (?!), et sur le caractère purement (?!) occidental du Japonais.

Ce racisme latent, un biais ouvertement pro-japonais, et la conviction que l’occident a en Chine une mission humanitaire discréditent cependant ses conclusions.

Claude Farrère

Advertisements